Distribution

Mise en jeu : Yves Doncque et Nicolas Prugniel
Jeu : Lucas Bernardi, Michel Deleuze, Mathilde Desmoulins, Bérénice Doncque,  Mathilde Vieux-Pernon
Technique :
Florian Lyonne
Costumes : Sarah Chabrier
Production : Marine Daviau, Violaine Simon

Spectacle créé à L’heure bleue scène Rhône-Alpes de Saint-Martin-d’Hères le 8 mars 2017

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Synopsis

Des habitants d’Issy se croisent, mènent leur vie… Certains sont ici depuis plus longtemps que d’autres. D’ailleurs, un réfugié est récemment arrivé. Un jour, un courrier : un centre d’accueil pour les migrants va ouvrir dans la ville. Cette annonce perturbe la communauté et en re-trace les lignes de partage : des habitants, hier intégrés, sont aujourd’hui montrés du doigt, comme étrangers. Les personnages et les situations explosent. Des scènes de vie se détachent puis s’imbriquent, des personnages d’ici et d’ailleurs se rencontrent et posent la question : vers où, vers quoi allons-nous… ensemble ?

Note d’intention

Y a-t-il trop d’étrangers dans le monde ? est la rencontre de personnages, réalistes parfois clownesques, poétiques et dé-rangeants, divisés. Là où ils sont, ils se fixent, disputent, se déchirent, touchant à leurs propres limites et à celles des autres.

Ils sont le résultat de mois d’échanges, de débat, d’engagement de chaque membre de l’équipe et dont les opinions, le regard, les doutes s’entrechoquent, parfois violemment, créant des personnages complexes et contradictoires, toujours bouleversants.

Ces personnages évoluent de part et d’autre de la frontière, réelle ou symbolique, entre réalisme et clownesque. Le passage de l’un à l’autre change le rapport au propos et au monde, offrant un regard tantôt brut, tantôt poétique. Les personnages réalistes, les pieds bien ancrés sur terre se font clowns, prennent de l’altitude, bouleversant les lignes de fuite, puis redeviennent terre-à-terriens. Comme dans l’exil, où tout tient au passage entre le pays d’origine et celui d’arrivée, à ce numéro d’équilibriste face au chamboulement des vies…

Chaque comédien joue plusieurs personnages. Ces métamorphoses ont lieu à vue, en changeant de costumes et d’attitude, offrant une palette hétéroclite d’archétypes qui composent notre société.

Les personnages d’Issy fantasment le personnage collectif des migrants. Les médias dominants interprètent et exploitent les données de telle façon que l’expression « crise des migrants » est apparue dans l’actualité, exacerbant la peur des habitants d’Issy : nous assisterions à une arrivée massive et soudaine d’étrangers qui mettrait en péril les équilibres souvent fragiles d’une société « en crise », où les acquis économiques et sociaux sont remis en question. Mais cette vision de bousculades aux portes des pays riches, si tant est que l’image soit conforme à la réalité, ne se fonde pas sur un « trop-plein » de migrants mais sur des politiques dévastatrices qui engendrent la guerre et la misère.

Indubitablement, les personnages “d’ici” devront évoluer, parfois en toute compréhension parfois en plein chaos, sans que nous puissions garantir à coup sûr une fin heureuse mais leur rapport au territoire, à l’ici et l’ailleurs, en sera changé.


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